Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises dans le monde recherchent des développeurs talentueux, engagés et compétents. 

Et pourtant d’un autre côté les jeunes en Afrique peinent à trouver des développeurs. 

Les jeunes se plaignent du fait qu’il n’y a pas assez d’emplois dans nos pays respectifs. Les gouvernements ont fait d’une priorité le fait de chercher des moyens concrets et rapides pour baisser le taux de chômage des jeunes.

Il faudrait avoir une vue globale du marché des technologies

En Allemagne, par exemple, on avait en 2016,  35 offres d’emploi pour un candidat. Cela veut qu’un développeur là-bas a 3500 % de chance de trouver un poste. 

Au Sénégal, le SMIC est de 29 260 FCFA (soit environ 44 €). En France, il est de 1480 € (969 400 FCFA). Autrement dit, le SMIC en France est  presque 20 fois plus élevé qu’au Sénégal. 

Venons-en aux chiffres maintenant. 

En France, un développeur Junior entre 0 et 2 ans d’expérience touchera par an un minimum d’un peu plus de 19 000 000 FCFA / an c’est à dire à peu près 1 500 000 FCFA / mois , brute. 

En fonction du type de développeur, cela peut monter jusqu’à 30 000 000 FCFA / an (pour un développeur Ruby), c’est à dire à peu près 2 500 000 FCFA / mois, brute (avant de retirer les impôts)

Là, ce sont les chiffres développeurs salariés dans les entreprises. Mais un développeur Freelance (indépendant, qui travaille à son propre compte) facture minimum 300 € / jour, c’est à dire 200 000 FCFA / jour donc près de 4 000 000 FCFA / mois. Tout de même il aurait à reverser près des 50% aux impôts. Il lui resterait donc 2 000 000 FCFA environ par mois pour subvenir à ses besoins et investir dans la partie commerciale. 

Ce qu’on peut retenir, c’est qu’il coûte au moins 5 fois plus chers d’embaucher un développeur en France qu’au Sénégal. 

Et pourtant, il manque des développeurs en France, et en Europe, de façon générale. Alors, les jeunes qu’attendez-vous pour vous former ?

Il faut acquérir des compétences qui rivalisent avec le marché international

Aucun entrepreneur ou aucune entreprise n’acceptera de débourser 1 Franc pour une prestation de mauvaise qualité même si celle-ci coûte moins cher.

Un développeur basé en Afrique devra être capable de

  • Respecter un cahier des charges
  • Respecter des délais
  • Développer des applications performantes
  • Gérer son temps
  • Gérer la complexité des différents projets
  • Parler un bon français
  • Parler un bon anglais
  • Écrire un bon français
  • Écrire un bon anglais
  • Se former de façon autonome
  • Continuer à se former ou à mettre à jour dans les dernières technologies
  • Travailler en équipe
  • Travailler à distance
  • Jouer la carte de la transparence avec un client (la confiance est plus dure à gagner que de l’argent)

Il faut faire ses preuves

Vous aurez beau avoir des compétences, personne ne le saura tant que vous ne l’aurez pas prouvé.

Effectivement, vous pouvez bien dire que vous être un très bon développeur Android. D’accord, mais qu’est-ce-qui le prouve ?

Beaucoup de développeurs prouvent leurs compétences en développant des applications personnelles et en les présentant à leur entourage ou à des événements. Une deuxième stratégie pour prouver ses compétences , c’est de développer 2 ou 3 applications gratuitement pour des clients. A ce moment là, ce qui va prouver votre crédibilité en plus du développement de l’application sera le respect du cahier des charges du client et donc de sa recommandation à la fin du projet. Cela s’explique simplement par le fait que par la suite, lorsque des clients vous contacteront, ils vous demanderont quelles sont vos références. Ensuite, ils iront voir vos applications références (idéalement en ligne : Play Store, App Store ou en ligne dans un site). Ils se feront une idée de vos compétences techniques puis pour challenger votre crédibilité ou votre capacité à respecter les délais, ils iront peut-être contacter vos anciens clients (même ceux qui ne vous ont pas payé, car ils ne sont pas censés savoir que vous n’avez pas été payés 🙂 ) et là ceux-là vont soit bien vous vendre ou bien ils vont faire fuir les futurs clients. Une dernière chose aussi, c’est le bouche à oreille. Dans notre culture sénégalaise par exemple, c’est quelque chose, qui permet de démarrer votre business car en marketing, l’une des choses qui prime  c’est la confiance et rien de mieux alors qu’une recommandation d’un ancien client ou d’un proche.

Conclusion

J’espère que ces quelques mots vous auront éclairé un peu sur les opportunités que pourraient offrir le développement d’applications dans le continent Africain ou dans le monde de façon générale. Alors, allez-y, foncez. Apprenez, expérimentez mais surtout croyez en vous et bossez dur.