Le télétravail est un mode d’organisation dans lequel le salarié accomplit son travail hors des locaux de son employeur de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication (Internet notamment) pour des fonctions qui auraient pu être exercées dans ces même locaux. Cette forme d’organisation du travail est encadrée par le contrat de travail ou un avenant à ce dernier.

Les conditions indispensables pour le télétravail

Un salarié ou un agent de la fonction publique est en position de télétravail si les conditions suivantes sont réunies :

  • il effectue de façon régulière et volontaire,  hors des locaux de son employeur un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de celui-ci
  • il utilise les technologies de l’information et de la communication (ordinateurs fixes et portables, Tablettes,  téléphone portable…) pour effectuer son travail
  • la position de télétravail figure au  contrat de travail du salarié ou dans un  avenant à celui-ci. Pour les agents de la fonction publique, elle figure dans un arrêté individuel.

 Dans ce cadre, le télétravail s’effectue soit à temps plein soit  à temps partiel mais doit en tout état de cause être effectué de manière régulière pour être qualifié de télétravail.

Le télétravail peut s’effectuer :

  • au domicile du salarié ou de l’agent
  • dans un  « tiers-lieux » (télécentre, espace de coworking, …)

Le  télétravail est avant tout une opportunité pour expérimenter une forme d’organisation du travail  intégrant les enjeux de qualité de vie au travail, d’égalité professionnelle et de performance. Pour ce faire l’analyse du contenu du travail (tâches) doit être au centre de la démarche de mise en œuvre du télétravail.

Qui peut télétravailler ? 

Le métier exercé doit être compatible avec le télétravail, notamment en terme d’autonomie: les tâches ou les missions du salarié doivent s’y prêter !

Le télétravail ne doit pas non plus entraver le bon fonctionnement du service, c’est pourquoi les personnels encadrants n’y ont généralement pas droit. Enfin, techniquement il doit rester simple à mettre en place pour l’entreprise : les outils de travail quotidien doivent être facilement « délocalisables » ou dupliqués (des logiciels informatiques par exemple). On imagine mal par exemple une imprimerie déménager une semaine sur deux ! À l’inverse, les métiers des cadres intermédiaires, graphistes, ingénieurs, rédacteurs, webmasters se prêtent bien au télétravail.

Attention : les stagiaires et les apprentis sont exclus de ce mode d’organisation. Ils doivent apprendre la vie en entreprise ; leur présence est donc indispensable ! En outre, pour les métiers qui nécessitent de travailler à l’extérieur de l’entreprise ou pour le compte de clients, on ne parle pas de télétravail mais de travail nomade.

Les avantages et les inconvénients du télétravail

Le télétravail implique de nouveaux rapports entre l’entreprise et ses salariés, ce qui nécessite le développement d’une relation de confiance.

Les avantages ?

Sur un plan écologique, le télétravail contribue à la diminution des émissions de gaz à effet de serre par la réduction des déplacements.

Pour l’entreprise, le télétravail entraîne généralement une augmentation de la productivité (estimée à environ 20%), une diminution des charges ( électricité, eau…) et des frais d’entretien des bâtiments.

L’augmentation de la motivation des salariés et une réduction des retards liés aux difficultés de déplacements ( embouteillages) représentent également des avantages non négligeables.

Les inconvénients ?

Le télétravail peut provoquer de l’isolement chez les salariés travaillant chez eux (absence de la dynamique d’une équipe).

Travailler chez soi réclame une grande autonomie ainsi qu’une bonne organisation.